Portrait de la marquise de Montespan, atelier de Caspar Netscher, vers 1670, XVIIème siècle

Époque : XVIIème siècle
Matériaux : huile sur toile
Signature : atelier de Caspar Netscher (1639-1684)
Dimensions : encadré : h. 66 cm, l. 56 cm
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Portrait de la marquise de Montespan (1640-1707)

Atelier de Caspar Netscher (1639 – 1684, La Haye)

Huile sur toile
Dimensions : h. 47 cm, l. 36 cm
Cadre en bois doré et sculpté d'époque Louis XIV
Dimensions encadré : h. 66 cm, l. 56 cm

Cette œuvre est vendue avec un certificat d’expertise garantissant son origine, sa date d’exécution et l'attribution à l’artiste.

Provenance :
Vente aux enchères Fischer, Lucerne, Suisse, 18/6/1963 lot n° 1874

Notre œuvre est une version d’atelier au format identique du portrait executé par Caspar Netscher et conservé à la Galerie des Beaux-Arts de Dresde.
Œuvre en rapport :
Caspar Netscher, Portrait de la marquise de Montespan, 1670, huile sur cuivre, 48x37 cm inv n° 1351, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde.

Dans ce ravissant portrait Madame de Montespan apparaît sous les traits idéalisés de sainte Cécile, incarnation de la musique et de l’harmonie. Elle porte une somptueuse robe bleue brodé de fils d’or à motifs floraux, dont la richesse souligne son rang à la cour de Louis XIV. Elle joue de la harpe tout en étant installée sur un globe céleste, placé à côté d’une table recouverte d’un tapis perse sur lequel repose un livre de musique ouvert, signe de sa culture et de sa maîtrise artistique.
À ses pieds, son très jeune fils, le Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, âgé d’environ un an, est portraituré jouant de la mandoline. Cette présence enfantine apporte une dimension intime et affective, tout en renforçant le thème musical de la composition.
Le décor, soigneusement construit, mêle nature et architecture : à gauche s’ouvre un paysage de parc, tandis qu’à droite se dressent une colonne ornée de reliefs et un lourd rideau rouge, qui encadre la scène comme un théâtre. Au premier plan, plusieurs objets — une enclume, un marteau, une balance — font référence aux expériences attribuées à Pythagore sur les rapports sonores, tandis que le globe sur lequel repose la figure renvoie à la théorie de l’harmonie des sphères, selon laquelle l’univers entier serait régi par des proportions musicales.
Ainsi, à travers cette mise en scène riche et savante, le peintre ne se limite pas à un simple portrait : il construit une véritable allégorie, où Madame de Montespan apparaît comme une figure d’harmonie universelle, unissant musique, science et ordre cosmique, tout en affirmant son prestige et son rôle au sein de la cour.

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