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Buste de Sainte Barbe, école de Troyes, Champagne, début du XVIème siècle

Époque : XVIème siècle
Provenance : Champagne, France
Matériaux : pierre sculptée
Dimensions : h. 33 cm, l. 32 cm, p. 25 cm
Voir la fiche de l'oeuvre

Buste de Sainte Barbe 
Ecole de Troyes, Champagne,
Vers 1520-1530

Pierre calcaire partiellement polychrome
H. 33 cm, l. 32 cm, p. 25 cm

Cette remarquable sculpture en pierre appartient au répertoire traditionnel champenois du premier tiers du XVIème siècle. La Sainte Barbe est l’une des saintes les plus vénérées en Champagne à la Renaissance. Le corpus très réduit des saintes sculptées dans la région à la Renaissance ne comporte que Saintes Marguerite ou Savine, ou saintes anonymes, et est principalement dominée par des nombreuses Saintes Barbes.
Sous les traits d’une jeune fille douce et aimable, la Sainte a le visage ovale au haut front bombé, les yeux en amande aux paupières modestement baissées.
Les longues mèches de cheveux ondulées à raie médiane descendent de chaque côté sur ses épaules. Une couronne perlée est posée sur le sommet de sa tête légèrement inclinée. Elle est vêtue d’une robe à encolure carrée et d’un manteau ouvert couvrant les épaules.
La tour, symbole des souffrances, qui sert d’attribut à la jeune martyre se présente sous forme d’une tour colombier en pierre de taille au toit conique couvert des tuiles plates, percé d’une lucarne et doté d’une grande porte cintrée.
En tant que l’attribut essentiel l’intégrité de la tour affichant la porte à sa base indique que notre sculpture bien qu’exécutée en buste ne pourrait en aucun constituer un fragment d’une statue plus grande.
L’œuvre d’un sculpteur talentueux anonyme de la région de Troyes, notre Sainte Barbe au visage délicat à l’expression méditative révèle toute sa grâce intérieure et suscite l’émotion et renvoie le sentiment de bienveillance. Les effets essentiels que les artistes cherchaient à transmettre à travers leur créations artistiques, mais avant tout spirituelles.

Sainte Barbe
Il n’y a pas de données historiques certaines sur Barbe qui mourut probablement martyre au début du IVe siècle. Néanmoins, on situe son histoire en Turquie pendant les persécutions de Maximilien. La figure de la sainte devient légendaire à la suite de la compilation des actes de sa vie au VIIe siècle et de la publication ultérieure de « La Légende Dorée » de Voragine. Elle était la fille de Dioscore, roi de Nicodémie. Celui-ci avait voulu l’enfermer dans une tour afin que personne ne put la voir. Mais cela n’empêcha pas qu’elle fut demandée en mariage par plusieurs prétendants. En l’absence de son père, Barbe qui s’était convertie au christianisme, décida de vivre en ermite dans sa tour et convainquit les architectes de percer une troisième fenêtre en l’honneur de la Trinité.. Quand Dioscore apprit la conversion de sa fille, il fut ivre de colère au point qu’il la livra au juge pour la condamner à mort et qu’il prit lui-même la place du bourreau. Barbe fut décapitée et son père mourut foudroyé.
On la fête le 4 décembre.

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