Référence : 94457

Allégorie de l’amour, Attribué à Hendrick De Clerck (Bruxelles, 1570-1630)

8 200 €
Époque : XVIIe siècle
Provenance : Flandres
Matériaux : Huile sur cuivre
Dimensions : l. 38 cm X H. 46 cm
Voir la fiche de l'oeuvre

Notre œuvre à travers les figures mythologique de Venus, Apollon et Cupidon, traite le thème de la fugacité de l'amour et de sa relation avec le temps.
Huile sur cuivre, ecole Flamande du XVIIeme siecle

Attribué a Hendrick de Clerck (Bruxelles, 1570-1630)

Dimensions : cuivre : h. 33 cm, l. 26 cm,

Elégant cadre de style flamand en bois noirci et écaille.
Dimensions avec cadre : h. 46 cm, l. 38 cm

Au cœur d'un paysage boisé, Apollon debout, drapé d'une étoffe rouge, joue du violon, tandis que la belle Venus dénudée l'écoute, assise sur un rocher à gauche, drapée d'une étoffe bleue.
Au centre de la composition une ronde de putti s'amusent et dansent au son du violon, menés par le cupidon. Les quatre putti symbolisent les saisons, chacun tenant un attribut lui correspondant, grappes de raisin pour l'automne, couronne d'épis de blé pour l'été, couronne de fleurs pour le printemps, et couronne de gui pour l'hiver.
Dans les cieux, apparaissant dans une percée lumineuse des angelots qui répandent des fleurs sur les personnages. Ils tiennent respectivement un sablier et une faucille, des attributs du temps (sablier qui indique l'heure et faux qui montre que le temps peut tout faire disparaître).
Un couple de blanches colombes (symbolisant l'amour et la fidélité) est niché au sein d'un arbre dont le tronc est couvert de rosier grimpant
L'encadrement végétal de chaque côté du tableau laisse une ouverture sur l'horizon lointain en son centre, dominé par des tons verts turquoises.
Belle et riche palette associée à la grande finesse d'exécution contribuent a rendre notre tableau a la fois précieux et harmonieux.
Les différents symboles présents ne suffisent pas tout de meme à décrypter le message du peintre : est-ce qu'il faut se dépêcher de s'aimer ou est-ce que le temps qui passe est l'ennemi de l'amour...
Les sujets allégoriques constituent un des thèmes de prédilection des peintres flamands du début du XVIIeme siecles. Les peintres au-delà de leur statut d'artiste, sont fréquemment philosophes, collectionneurs et humanistes ouverts sur le monde. Souvent ils sont les rares chanceux a pouvoir voyager dans le cadre de leur métier, cette découverte du monde aiguise l'esprit et nombreux sont ceux qui a travers leurs œuvres cherchent à représenter leur façon de voir le monde.

Hendrik de Clerck fut probablement l'élève de Martin de Vos (1532-1593) à Anvers avant de voyager en Italie. A son retour à Bruxelles en 1594, il fut nommé peintre à la cour de l'archiduc Ernest puis des archiducs Albert et Isabelle, gouverneurs des Pays-Bas. A côté de grandes compositions religieuses, il a peint de nombreuses scènes mythologiques et allégoriques de petites dimensions dans lesquelles il fait preuve d'une manière très personnelle de représenter les corps. Les poses gracieuses et alanguies, les musculatures prononcées et les carnations translucides de ses figures ainsi que sa riche palette de couleurs sont caractéristiques de ses œuvres. Son style, facilement reconnaissable, se rattache au maniérisme tardif et rappelle l'œuvre de Hans Rottenhammer et d'Hendrik van Balen.

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